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Migrants : les esclaves de Libye

Si des africains sont encore aujourd’hui réduits à l’état d’esclaves par d’autres peuples, c’est parce que malheureusement aucune leçon n’a été tirée des grands traumatismes que nos ancêtres ont subis avec la traite des noirs et la colonisation Européenne. Les indépendances acquises « pacifiquement » n’ont pas permis d’apprécier le vrai prix de la liberté. Les oppresseurs s’en sont tirés avec le sentiment d’avoir accompli une bonne action en ayant libéré le continent noir longtemps martyrisé et exploité. C’est à cause de ces libertés non arrachées que les pays africains ont pour longtemps perdu le respect de leurs ex-colonisateurs. Car la liberté suppose une altérité que nos indépendances quasi octroyées ne peuvent produire immédiatement. Pire, les dirigeants des pays africains d’alors et de maintenant n’ont pas eu la sagesse, la clairvoyance et le courage de tirer des enseignements sur pourquoi et comment notre continent a été la cible de cette déshumanisation à grande échelle avec autant de facilité et pendant si longtemps ? Pourquoi certains peuples osent encore aujourd’hui s’approprier nos enfants comme de vulgaires objets ? C’est toujours le même phénomène qui s’observe : la cupidité des dirigeants africains, leur manque de solidarité et de courage sont les principales causes. Hier, pour de vulgaires pacotilles et quelques objets exotiques, les rois étaient prets à vendre leurs propres sujets. Aujourd’hui, ce n’est pas mieux ; les présidents africains s’accaparent des ressources de leurs pays qu’ils s’approprient seuls avec leurs familles au détriment du peuple livré à lui même. Les plus vulnérables se retrouvent sur la touche obligés de migrer pour survivre. Ils sont prêts à braver tous les dangers tellement leurs conditions d’existence leur sont insupportables. Ils n’ont pas de considération pour leurs pays mais pire, ils n’ont pas plus de considération pour eux-mêmes. Et lorsqu’on en arrive là, on devient une proie pour les trafiquants sanguinaires sans scrupules qui pullulent sur la route de nos pauvres migrants. La suite vous la connaissez… Il faut préparer nos peuples à ne plus jamais accepter que leur dignité soit bafouée par quiconque sans réagir quitte à mourir, Il faut leur apprendre à résister face à toute forme d’oppression et à savoir défendre leur honneur face à l’horreur. C’est cet état d’esprit de résistance et de préparation mentale qu’il faut inculquer à nos enfants. Il nous faut déconstruire cette mauvaise image que l’africain a de lui même et développer l’altérité face à nos semblables de tous les continents. Cela passe par l’éducation, le rappel du devoir de résistance que nous devons inculquer à nos peuples une bonne fois pour toutes car l’histoire a tendance à se répéter et seuls réussissent les esprits les mieux préparés… »
Nguen baalma akh
Omar Diallo, Correspondant ACT Orléans

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