abdoulaye

L’appel citoyen au service de la République

Chers compatriotes,

 Depuis 2004, nous assistons à une poussée de notre démocratie vers les abîmes.

Les “libéraux”, si nous pouvons nous permettre de les appeler ainsi ont peut-être une conception spéciale de cette idéologie ou une interprétation juste démoniaque du libéralisme.

Combien de morts avons nous enregistré depuis le naufrage du Diola ?

Combien de répressions sanglantes notre pays a connu sous leur ère ?

Et les emprisonnements prononcés par notre justice soumise jusqu’à la moelle épinière ?

Revenons sur les milliards déclarés volés par nos dirigeants depuis les fonds de Taïwan en 2004 en passant par les chantiers de Thiès, les chantiers de l’ANOCI, les hôtels de l’OCI qui ne sont jamais sortis de terre, les autoroutes dont le remboursement nous coûterait le travail de toute une génération, des palais et buildings administratifs rénovés à coût de milliards, et le comble de tout, nos ressources naturelles dont seules quatre personnes connaissent parfaitement les tenants et les aboutissants … etc.

Et après tout ça, on nous sert des protocoles de Rebeus, des compromis avec le gouverneur de Doha et des arrangements à l’amiable suite aux transhumances enregistrées !!!

Et moi, comme la plupart de cette jeunesse qui nous sommes érigés en bouclier de protection de notre constitution ce jour de 23 juin, nous avons bu sans sourciller cette soupe immonde qui nous va été servie par l’APR en guise de programme.

Elle est où la politique vertueuse ?

Qu’est il advenu du PSE qui disparaît progressivement des discours qu’on nous sert ?

Qu’en est il de la guerre déclarée au chômage de nos jeunes ?

Notre système de santé s’était vu amputé de ses ressources matérielles (machine de Chimiothérapie, machine de dialyses…), mais aussi de ses ressources humaines qui alignent grèves après grèves.

Ne parlons pas des maux de l’école sénégalaise.

Oh mon Dieu ! Qu’avons nous fait pour mériter des dirigeants ?

Le wakh wakheet a été détrôné par le wakh wakhati wakheet.

Les informations servies aux sénégalais sont fausses. Celles qui sont servies aux instances de régulation internationale (FMI-BAD-BM…) restent opaques et non justifiables !

Et comme si ça ne suffisait pas, on nous sert une dernière trouvaille, le PARRAINAGE !

Revenons sur la magie des députés de la diaspora d’abord.

Nous n’évoquerons pas pour l instant les questions de fond, nous allons juste souligner un constat.

Les élections législatives décriées par tous les sénégalais épris de démocratie, ont porté au poste de Députés de la diaspora les candidats issus des listes BBY dans la plupart des cas.

Tout au long de la campagne, des programmes prenant en compte les préoccupations des fils du Sénégal  établis à l’étranger ont été proposés.

L’opposition s’est montrée beaucoup plus ambitieuse et réaliste que les coalitions du pouvoir.

Mais l’achat de consciences et un hold-up électoral organisé, ont permis de faire passer les listes de la coalition Benoo Bokk Yakaar.

Les résultats sortis des urnes ont été acceptés avec l’espoir que les élus allaient œuvrer pour la prise en charge des doléances comme promis tout au long de la campagne.

Coup de théâtre !

Nos honorables députés de la diaspora ont disparu dans la nature.

Dans tous les pays de la sous région (Algérie, Lybie, Maroc, Côté d’Ivoire, Cameroun, France, Allemagne, Italie,…etc) ne les connaissent même pas.

Ils auraient dû partir à la rencontre de ceux qui les ont élus afin de discuter des missions qui leurs sont assignées.

Ils se devraient de mettre de côté toute connotation politique et écouter la diaspora qui leur a donné mandat car on ne peut prétendre défendre quelqu’un si on ne se donne pas à peine de consigner au préalable ses besoins.

Nous déplorons jusqu’à la dernière énergie ce manque de respect.

La diaspora fait entrer officiellement plus de 3000 milliards de nos francs au Sénégal annuellement.

Aujourd’hui elle ne cesse d’enregistrer des drames et autres dysfonctionnements sans précédent. Elle ne reçoit aucune proposition de l’Etat ou de ses représentants.

Tout ce qui précède démontre des limites et incompétences du régime en place.

Ne leur faisons plus confiance.

Ramer à contre courants devient légitime et systématique.

Commençons par dire non au tripatouillage de notre constitution.

PAS DE PARRAINAGE !

Et érigeons-nous en boucliers pour les expulser du pouvoir.

Retirons nos cartes d’identité et d’électeurs !

Assistons aux mouvements de protestation et de dénonciation des abus !

Défendons nos valeurs républicaines !

BIEN À VOUS

 

Abdoulaye DIOP

SECRETAIRE NATIONAL CHARGÉ DE LA DIASPORA

ALLIANCE POUR LA CITOYENNETÉ ET LE TRAVAIL


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