thianar

Aux oubliés de Thiaroye et à l’ignorance du président du Sénégal.

Rendons aux enfants du Sénégal et de l’Afrique leurs droits et dignités pour qu’ils puissent reposer en paix.

Allons-nous rester muets quand des enfants du Sénégal ont été massacrés le 01/12 /1944 à la caserne de Thiaroye du Sénégal.

Ils avaient eu le tort de réclamer leur rappel de solde.

Mais des officiers français armés jusqu’aux dents ont préférés à l’aide de mitrailleuses les exterminés et jetés dans une fosse commune.

Ils avaient bravés le froid, vivaient dans des conditions inhumaines et pourtant ils n’ont jamais reculés devant l’ennemi allemand.

Trente-quatre rescapés du massacre furent condamnés à des peines de 10 ans d’emprisonnement et pertes de leurs titres militaires, amendes et rébellion.

Les meurtres ne peuvent jamais restés cachés, c’est comme un corps que rejette la mer.

70 ans après, les faits avérés sont là, pendant à la face du monde et de leurs familles.

Des documents falsifiés sont découverts, le mensonge d’état mis à nu, ainsi que le complot et couverture d’officiers indignes et barbares.

Ce qui ramène nos dirigeants à la réalité de ce qui s’est passé, vraiment passé.

La demande de révision du procès afin que justice soit faite et qu’il y ait totale réhabilitation de ces hommes dignes et courageux est plus que d’actualité.

Pour rappel, la pétition est mené par Armelle M’abonne historienne. BOUBACAR Boris Diop écrivain, Ben Diogaye Beye cinéaste, Diallo Diop homme politique ainsi que leurs familles et mouvements africains.

Non, ces tirailleurs ne méritaient pas une telle fin mais plutôt les plus hautes distinctions du Sénégal.

M. le président du Sénégal, sachez que vous venez de commettre une faute grave que s’empresseront de saisir la ligue des droits de l’homme ainsi que les tribunaux internationaux.

Comment un président du Sénégal peut-il commettre l’irréparable quand Lepold Sedar Senghor fut un prisonnier de guerre et qu’il est écris longuement à ce sujet.

Pour rappel :

Après Poitiers, Senghor fut détenu à Saint Medard en Jalles commune près de Bordeaux en novembre 1941.

Il fut détenu dans des conditions extrêmement  difficiles.

Je cite:  » je fus détaché dans un travail très pénible (abattage de bois, mal ravitaillé en plein hiver, la nourriture est particulièrement insuffisante et peu variée, un pain pour cinq, parfois pour six.

Soupe matin et soir, mais qu’elle soupe !

Une poignée de riz dans un liquide plus ou moins coloré et salé.  »

Et vous, vous parlez de dessert…

Il est grand temps que l’Afrique retrouve sa dignité et son honneur.

Gorée et Thiaroye sont au Sénégal, nous ne pouvons refaire l’histoire quand nous, nous la respirons tous les jours.

D’urgence, prosternez-vous devant la bravoure de ces tirailleurs Sénégalais.

Thianar Diouf

ACT Europe


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