Issakha BAH

Inscrire le Sénégal dans l’ACTion !

Apres 58 bougies soufflées sur la scène internationale, le constat demeure surprenant, grave, désolant et triste:

Le Sénégal va de mal en pis sur beaucoup de plans!

  • Une société sénégalaise de plus en plus malmenée par la montée des antivaleurs et des comportements destructeurs;
  • Une démocratie abîmée par le viol permanent des principes de la démocratie;
  • Une république blessée par le mépris des lois par les professionnels de la politique;
  • Une jeunesse sénégalaise désespérée et devenue une proie facile pour toutes les tentations, y compris les plus suicidaires;
  • Des pères et mères de famille tenaillés par l’angoisse du quotidien;
  • Une école publique en permanence paralysée;
  • Un système de santé peu performant et plongé dans le dénuement, l’accessibilité insuffisante, l’indigence et les difficultés récurrentes de gouvernance hospitalière;
  • Une politique d’hygiène et de propreté invisibles;
  • Un monde rural dans la détresse en dépit des déclarations d’autoglorification des autorités en place;
  • Une entreprise sénégalaise oubliée des politiques publiques

Les différents par défaut présidents qui se sont succédé à la tête de l’État sénégalais avec leurs lots de gouvernements incapables, ont enfermé dans un précieux sac de répugnants et ignobles faits et actions politiques qui ont hélas bafoué notre chers pays.

La fin de cette série interminable qui ne finit jamais de finir plonge l’État sénégalais dans de multiples faillites et surtout dans une totale « servitude volontaire ».

Des politiciens professionnels s’installent sans-gêne dans le confort doué et constant du mensonge et du vagabondage politique, usent, abusent et se rivalisent de plusieurs stratagèmes tendant à séduire et/ou à affaiblir un peuple digne.

Des sentinelles vigilantes jusqu’ici pour un NON juste et honorable, s’affaissent et périclitent pour laisser pantois des citoyens malmenés et de fidèles admirateurs définitivement malheureux de leurs actes de dévotion. Fatigués!

L’heure est grave! Nous devons donc saisir chaque opportunité pour faire les bilans et réfléchir, penser au type de Sénégal que nous aimerions laisser aux futures générations, et nous demander si nous sommes réellement en train de fructifier nos maigres ressources pour créer un pays qui nous aide à réaliser nos rêves, nos priorités, nos aspirations et à demeurer un peuple grand et fort.

Avons-nous oublié que la garantie de l’ État de droit, des droits individuels et des droits collectifs, l’existence d’une opinion publique capable de participer à la bonne marche du processus démocratique, la garantie d’élections libres et transparente, la possibilité d’alternance, le respect des institutions et des principes de bonne gouvernance, sont les maîtres mots de toute démocratie moderne ainsi que la condition de reconnaissance des principes qui régissent les États dans un contexte de mondialisation en cours. Fatigué !

Oui Fatigué ! D’un corrompu et impuissant pouvoir politique qui renie sa raison d’être, ignore le sens du dépôt placé en lui et qui survit en ayant pour seul objectif de diviser dans la confusion les sénégalais et d’affaiblir vaille que vaille les fondements sur lesquels repose le contrat social sénégalais. Fatigué !

Et pourtant, notre cher Sénégal a une tradition de pluralisme avec des institutions politiques et juridiques bien établies.

D’abord, il a été l’un des premiers pays d’Afrique à permettre en 1974 le pluripartisme restreint à un certains nombres de partis pour l’élargir et le transformer définitivement en multipartisme en 1981.

Il a été, ensuite, l’un des premiers à procéder à une passation volontaire et sans heurt du pouvoir en 1981 entre Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf.

Et enfin, le Sénégal a fait preuve de sa vitalité démocratique en  réalisant à plusieurs reprises des alternances démocratiques et paisibles au sommet de l’État.

Bref, avec ces atouts, le Sénégal a acquis, le label «d’exception», «de vitrine démocratique», d’«oasis démocratique» dans une Afrique minée depuis bien longtemps déjà par des dérives monarchiques et autoritaires.

Et Alors ! Qu’est-ce qu’il nous faut d’autres  pour renverser rapidement cette si désolante tendance ?

Il faut inscrire le Sénégal dans l’ACTion…!

Nous ne pouvons pas inscrire le Sénégal dans l’ACTion sans faire, d’abord et avant tout, place à la jeunesse, à la créativité, à l’audace. Il est temps de rompre avec la politique politicienne qui prend le pays en otage en envoyant les politiciens professionnels dans les  placards e l’histoire politique du Sénégal.

Nous ne pouvons pas inscrire le Sénégal dans l’ACTion sans saisir pour toujours que celui qui est responsable agit avec sérieux, mais celui qui a une mine grave, sans raison, inquiète ou ennuie.

Nous ne pouvons pas inscrire le Sénégal dans l’ACTion sans unir les Citoyennes et Citoyens du Sénégal dans le travail, l’éthique et l’espoir

Et seulement ! Naitra un devenir meilleur pour nous, et pour nos enfants.

Sénégalaises, sénégalais inscrivons nous sans attendre  dans l’ACTion en rejoignant l’appel du président Abdoul Mbaye et ses compagnons de  l’ACT qui ont déjà pris le noble et salutaire engagement d’être résolument au service de l’essentiel, le Sénégal!

 

Issakha BAH

ACT DUBAÏ


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