Dossier Bocar Samba Dièye – CBAO : Déclaration de la cellule communication de l’ACT

Mesdames, Messieurs les journalistes, Chers invités,

Nous saluons votre présence à ce qui aurait dû être un débat public organisé par la cellule communication du Président de l’ACT, et vous en remercions.

Nous commencerons par déplorer l’absence de Mr Bocar Samba Dieye et de ses avocats. Nous regrettons même celle de ses autres soi-disant souteneurs qui le manipulent.

Leur présence aurait sans nul doute contribué à une meilleure clarification de ce que l’on appelle abusivement dans la presse « Affaire Abdoul Mbaye / Bocar Samba Dieye ».
Affaire en réalité qui n’existe que dans l’esprit des détracteurs de Mr Abdoul Mbaye qui ne cessent de manipuler Mr Bocar Samba Dieye mais également devenue ancrée dans la tête de ce dernier. Ces groupuscules qui profitent de sa situation née du contentieux l’ayant opposé à une institution bancaire de la place autrefois dirigée par Abdoul Mbaye jusqu’en 1997.

Vous comprendrez que c’est à notre corps défendant que nous parlons de Monsieur Samba Dieye car nous pensons qu’il mérite tous les égards et considérations de notre part en raison de son parcours de self made man. Toutefois nous ne saurons garder le silence sur la vérité et sur ses accusations téléguidées pour atteindre l’ancien premier ministre, président du Parti ACT et opposant reconnu du régime actuel sur une affaire déjà tranchée par la justice mais que les politiciens utilisent. Ils nous imposent ainsi une réponse politique.

Nous retrouvons hélas parmi ces manipulateurs des tiers à la recherche de notoriété, des affidés du pouvoir en place et quelques membres d’un parti politique malheureusement de l’opposition auxquels nous rappelons que nous n’avons qu’un objectif commun, reconstruire notre Sénégal.

En outre, nous leur ferons remarquer à ces derniers que Abdoul Mbaye n’a jamais considéré devoir être leur interlocuteur. Il ne les a conviés à aucun débat et n’a pas le temps de donner suite à des mensonges le concernant.

Par contre son équipe de communication percevant dans leur démarche des erreurs graves de jugement et des écarts par rapport aux faits souhaite tout simplement rétablir la vérité pour éclairer le public.

Qu’il soit bien clair que c’est eux qui ont choisi de porter sur la place publique une affaire déjà traitée par la justice sans que le nom de Abdoul MBAYE ne soit cité. Nous choisissons donc de les rejoindre sur ce terrain public, celui de la cité et donc de la politique, non pas en faisant comme eux sans contradicteurs, mais en créant un débat public et transparent.

La communication de l’ACT accepte donc le principe d’un débat public qu’ils ont eux-mêmes créés, mais en le rendant ouvert et transparent.

Bocar Samba DIEYE le refuse, ainsi que certains de ses soutiens dont nous noterons qu’ils ne sont pas ses avocats, sous le prétexte que l’initiative vient de nous.

Nous restons bien entendu ouverts à participer à tout débat public en quelque lieu qu’ils auront choisi car seule la manifestation de la vérité nous intéresse. Nous ne présenterons aucun prétexte pour fuir un débat de simple clarification

Qui a peur de la contradiction motivée et de la demande de preuves ? Le public sera édifié.

Leur absence aujourd’hui qui peut s’assimiler au refus d’un débat pour la manifestation de la vérité ne remet nullement en cause notre engagement à vous livrer les faits vérifiables suivants :

Sur la question de la soi-disant « fausse traite » (ou plusieurs fausses traites) relative à une opération d’importation de riz

Rappels :

1. BSD a été en contentieux avec la CBAO qui lui réclamait le remboursement de comptes débiteurs. Et non pas avec A MBAYE.

2. BSD n’a jamais attaqué A MBAYE devant les tribunaux. Or puisqu’il évoque une somme qui a été prélevée dans son compte et qu’il ne devait pas, il aurait pu attaquer A MBAYE pour faux et usage de faux car les montants dont il est question ont été débités dans son compte en 2005 à la BST quand A MBAYE en était encore le responsable.

3. C’est bien ce que A MBAYE lui demande pourtant : l’attaquer pour faux et de ne pas se contenter de le dénigrer dans les médias avec divers soutiens tous politiciens, jusque dans un parti d’opposition que nous ne citerons pas

4. Et ses souteneurs devraient s’accorder avec lui car ils ont par contre posté trois traites représentatives de la dette que BSD conteste sur facebook et qui de plus étaient avalisées par la banque BST

A ce titre posons à BSD les questions suivantes :

1. Pourquoi devant les Tribunaux il s’en est pris à la CBAO et non à A MBAYE qu’il accuse aujourd’hui ?

2. Pourquoi il a perdu face à la CBAO et pourquoi il n’a pas poursuivi ses actions en justice contre la CBAO alors qu’il s’agirait selon lui d’une dette qu’il ne doit pas à la société de négoce Ascot Commodities et qui ne devait pas être mise au débit de son compte?

3. Pourquoi BSD vilipende A MBAYE alors que ce dernier ne lui rien pris sans porter plainte contre lui ?
Les anomalies à relever après les déclarations de BSD

1. Le débit de la traite (ou des traites) représentative de sa dette à l’égard de la société Ascot Commodities a-t-il bien eu lieu en 2005 et pour quel montant ?

2. Si le débit de la traite (ou des traites) a eu lieu en 2005 pourquoi avoir attendu 10 ans pour considérer que qu’il ne devait pas être débité du montant concerné comme argument pour empêcher la saisie de ses biens face à la CBAO qui le poursuivait, alors que A MBAYE est resté en fonction jusqu’en 2008 ?

3. A-t-il oui ou non soutenu devant le Tribunal qu’il ne devait pas à Ascot commodities le montant qui a été débité de son compte ?

4. BSD peut-il préciser si oui ou non il devait la somme contestée à Ascot commodities, et si oui ou non sa dette était matérialisée par des traites avalisées

5. Pourquoi a-t-il perdu au Tribunal face à la CBAO ? Et pourquoi ne rend-il pas public le jugement en sa défaveur alors qu’il a fait publier trois traites qui montrent bien qu’il doit la somme contestée à Ascot commodities et que la BST a dû payer parce qu’il s’agissait de traites avalisées (garanties par la BST) ?

Il est patent que les constats suivants doivent être faits :

Mensonge n°1 : les services de la BST alors dirigés par A MBAYE n’ont jamais porté au débit d’un compte de BSD un montant qui n’était pas dû par BSD sur la base de traites qu’il avait signées et acceptées. Si tel avait été le cas, les avocats de BSD n’aurait jamais pu perdre face à la CBAO qui a hérité des actifs et passifs de la BST dans le cadre d’une opération de fusion-absorption.

Vérité n°1 : à la CBAO puis à la BST, A MBAYE a toujours considéré BSD comme le meilleur client des banques qu’il dirigeait. Les personnels de ces banques peuvent être interrogés par les journalistes et en témoigner.

La question de la participation de BSD dans le capital de la BST.
Les questions à poser sont les suivantes :

1. Qui a introduit BSD auprès de feu Aliou SOW pour qu’il devienne actionnaire de la BST ?

2. Pourquoi A MBAYE l’a-t-il choisi pour qu’il participe au capital de la BST alors qu’il fallait sélectionner les actionnaires ?

3. Quel montant a-t-il investi dans le capital de la BST avec le feu vert de Aliou SOW ? (ndlr : 65 millions fcfa)

4. Est-il content ou pas d’avoir réalisé cet investissement ?

5. Confirme-t-il que, comme tous les actionnaires entrés en même temps que lui, il a reçu des actions gratuites qui avaient doublé sa participation en 2006, soit 7 ans après son investissement ?

6. Confirme-t-il qu’il n’a pas voulu vendre ses actions en 2007 contre une offre de 690 millions prouvant que son investissement avait été multiplié par 10 en 8 ans ?

7. Peut-il préciser la nature de son problème sur cet investissement qu’il a réalisé grâce à A MBAYE?

8. Peut-il prouver que A MBAYE lui a facturé une étude de faisabilité et laquelle ? En dispose-t-il d’une copie ?

Mensonge n°2 : A. MBAYE n’a jamais facturé une quelconque étude de faisabilité à BSD. Il n’a jamais eu la capacité d’assurer à BSD une participation de 25% dans le capital de la BST dont la restructuration du capital avait été confiée par l’Etat du Sénégal à feu Aliou SOW.

Vérité n°2 : Par contre A MBAYE a défendu auprès de Aliou SOW le principe de la présence de BSD dans le capital de la BSTet dans le cadre d’un pacte d’actionnaire qui le cite. BSD n’a jamais réalisé un investissement financier aussi rémunérateur que cette participation obtenue grâce à A MBAYE.

L’ACT retient que comme d’autres, BSD a été manipulé parce qu’on lui a fait croire que s’en prendre à A MBAYE pouvait lui apporter les faveurs et interventions du régime actuel dans son contentieux avec la CBAO.

Enfin une publication sur le compte facebook du dénommé Famara … affiche la réalité des dites traites. Il s’agirait de traites avalisées (garanties au paiement) par la BST. Cela veut dire que les traites existent bel et bien, que BSD est le débiteur, et qu’il a lui-même demandé la garantie de la BST par aval.

Nous tenons également à rappeler à l’opinion qu’elle ne doit en aucun cas se laisser distraire par un régime qui aujourd’hui est dans l’obligation de fournir des explications face à ces multiples scandales qui ont secoué ses 8 premières années de règne ni par des personnages à la quête de buzz fussent au prix d’inventions et de mensonges.

Annexe
Bocar Samba DIEYE / Ascot commodities / CBAO

Un dénommé Famara Ibrahima CISSE qui serait membre d’une association ACTIF a publié sur sa page Facebook des copies de deux (2) documents qui permettent d’en savoir un peu plus sur l’affaire Bocar Samba Dieye / CBAO.
Il y en a un que nous avons considéré comme susceptible d’être authentique sous toute réserve : traite portant la date du 21 juillet 2008 d’un montant de 5,6 milliards fcfa, avalisée par BST et acceptée par BSD.

Les faits qui sous-tendent l’opération ayant donné lieu à l’établissement de cette traite sont les suivants :
1. En 2008, BSD a acheté du riz à la société suisse Ascot Commodities.
2. BSD ne pouvait pas payer comptant les denrées.
3. Avant que BSD ne prenne livraison du riz, comme Ascot Commodities n’avait pas confiance en BSD, elle lui a demandé de lui signer une traite pour s’engager à payer à une date donnée mais à condition que la BST avalise la traite (c’est à dire que la BST s’engage au paiement même si BSD n’a pas immédiatement de quoi payer au moment de la date d’échéance des traites).
4. BSD a signé la traite en acceptant de payer 5,6 milliards fcfa le 30/10/2008.
5. BSD a demandé lui-même à la BST d’avaliser la traite, ce qu’elle a fait.
6. Ensuite Ascot Commodities a autorisé BSD à prendre les denrées.

Cela signifie que :
1. BSD devait effectivement la somme de 5,6 milliards Ascot commodities
2. La traite existe puisque c’est de lui que vient la copie
3. A la date prévue le montant de la traite a dû être débité dans le compte de BSD auprès de la BST puis le montant viré a Ascot commodities en Suisse.

Les questions que les enquêteurs doivent poser à BSD :
1. BSD a-t-il pris livraison du riz de Ascot commodities en 2008?
2. Est-ce bien lui qui a signé la traite ?
3. Est-ce bien lui qui a demandé à sa banque d’avaliser la traite ?
4. La BST a-t-elle débité son compte d’un montant qu’il ne devait pas payer à Ascot commodities ?

Ses premières réponses permettront de mieux comprendre ce dont il se plaint, et de poursuivre l’enquête.

La Cellule de Communication de l’ACT
Dakar le 3 juillet 2020


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